Lettre Ouverte à Frank CADORET, Directeur Général grand public et professionnels SFR

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Lettre Ouverte à Frank CADORET, Directeur Général

grand public et professionnels SFR


Monsieur le Directeur Général,


Ancien administrateur de la FICOME (Fédération Interprofessionnelle de la Communication d’Entreprise) de MARS 2004 à MARS 2006, et ancien fondateur de l’ADTITE (Association des distributeurs des Technologies de l’Information et Télécoms aux Entreprises), c’est principalement en ma qualité d’ancien distributeur télécom que je vous écris aujourd’hui.


Courant 2001, j’ai conclu avec BELGACOM FRANCE, ancien opérateur de télécommunications, un contrat de distribution de services télécoms.


A la suite de difficultés rencontrées par BELGACOM FRANCE, ce contrat a été continué par NEUF TELECOM, devenu NEUF CEGETEL, puis SFR.


J’ai ensuite été amené à conseiller et assister différentes entreprises dans leurs relations avec leurs fournisseurs télécoms (optimisation des outils télécoms et contrôle des factures et des contrats).


J’ai alors découvert avec stupéfaction que certains opérateurs de télécommunications se comportaient sinon comme des voyous, en tout cas comme des incompétents : surfacturations, doubles facturations, facturations non causées, fausses facturations (etc……….), ces « erreurs », volontaires ou non, étant systématiquement commises à leur avantage et au détriment de leurs clients.


Ces faits n’ont pas été contestés par Monsieur Michel PAULIN, Directeur Service Clients NEUF TELECOM, qui m’a donné raison en se bornant, dans une télécopie qu’il m’a adressée le 17 AOUT 2004, à tenter bien maladroitement de se justifier.


Dans les mois qui ont suivi, NEUF TELECOM s’est manifestement émue des graves irrégularités que j’avais pointé du doigt, et a alors mis à mort mon entreprise MY TELECOMS en mettant à exécution un arrêt de la Cour d’Appel de LYON du 8 JUIN 2004 m’ayant condamné à lui payer la somme de 58.473,63 € (lettre de Maître Stéphane COULEAUX du 19 JANVIER 2006).


Une telle décision de justice ne serait d’ailleurs jamais intervenue si le contrat de distribution qui me liait à l’opérateur avait été requalifié en contrat d’agent commercial ou en contrat de travail, une telle requalification étant progressivement admise par les tribunaux depuis plusieurs mois, avec pour conséquence une réelle et souvent substantielle indemnisation.


Moi, je n’ai eu droit à rien, et poussé au désespoir, au printemps 2006, je suis allé jusqu’à me glisser une corde autour du cou, n’ayant eu le réflexe d’interrompre mon geste funeste qu’en pensant à ma fille chérie.


Mon presque suicide, comme les suicides à FRANCE TELECOM, ne sont que la partie visible d’un immense iceberg sur lequel n’auront désormais de cesse de se fracasser, par le biais de multiples restructurations et autres plan sociaux, les nombreux « salariés-soldats » et autres boutiques télécom qui ont permis jusqu’à maintenant aux opérateurs de développer leurs marchés et de se sucrer littéralement sur le dos de leurs clients, mais qui n’ont de cesse d’être sacrifiés sur l’autel de la rentabilité.


Ne nous leurrons pas ! La libéralisation du marché des télécommunications, si elle démocratise l’accès à la téléphonie et permet au plus grand nombre de bénéficier dans ce domaine des techniques et technologies toujours plus pointues,  engendre dans le même temps des traumatismes et des drames humains dont nous n’avons pas fini de parler.


De toute évidence, vous partagez un peu mon opinion, sinon, expliquez moi pourquoi un personnage aussi important que vous, numéro 2 du groupe SFR, aurait pris la peine de téléphoner personnellement à mon humble personne début JUIN 2010 ?


De tels dysfonctionnements doivent être portés à la connaissance des millions de clients des opérateurs télécoms, et la présente lettre ouverte a pour objet de vous inviter à y remédier, en assainissant certaines pratiques, car vous en avez le pouvoir, au moins dans votre groupe.


Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur Général, à mes sentiments distingués.


____________________

Philippe FONTFREDE

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